L’Alpine A290 coûte environ 39 300 € hors aide dans sa version d’accès, tandis que l’offre affichée par Alpine ramène actuellement ce prix à 34 470 € après déduction d’une prime CEE de 4 830 €. Son autonomie homologuée atteint 380 km en 180 ch et 364 km en 220 ch. Pour la plupart des conducteurs, la 180 ch est donc le choix le plus rationnel : elle va un peu plus loin et conserve le caractère sportif attendu d’une Alpine.
Ces chiffres donnent la réponse courte, mais pas encore le vrai budget ni la distance que l’on peut espérer sur autoroute. La finition, la température, la vitesse et même les pneus changent sensiblement le bilan. Voici ce qu’il faut regarder avant de signer.
Quel est le prix de l’Alpine A290 ?
Le site officiel Alpine affiche l’A290 à partir de 34 470 €, prime CEE de 4 830 € déduite. Le prix correspondant avant cette prime est donc de 39 300 €. Il faut bien distinguer ces deux montants : le premier dépend d’une offre commerciale et de ses conditions, le second donne une base plus lisible pour comparer la voiture sans intégrer une aide susceptible d’évoluer.
La gamme ne se limite pas à cette version d’entrée. Elle s’articule autour de deux niveaux de puissance, 180 ch et 220 ch, puis de plusieurs finitions. Au lancement, les tarifs s’échelonnaient de 38 700 € pour la GT de 180 ch à 44 700 € pour la GTS de 220 ch, hors édition limitée. Ces prix de lancement restent utiles pour comprendre la hiérarchie, mais un configurateur à jour doit faire foi au moment de la commande.
| Version mécanique | Puissance | Autonomie WLTP | Positionnement |
|---|---|---|---|
| A290 180 ch | 132 kW, soit 180 ch | jusqu’à 380 km | meilleur compromis autonomie/prix |
| A290 220 ch | 160 kW, soit 220 ch | jusqu’à 364 km | performances et équipement sportif |
À cela peuvent s’ajouter la peinture, certaines options, l’installation d’une borne et le coût du financement. Une mensualité attractive ne suffit donc pas à juger l’offre : comparez le premier loyer, le kilométrage inclus, la durée, le coût total et les frais de restitution. Notre dossier sur le budget nécessaire pour acheter une Alpine permet de replacer l’A290 face aux autres modèles de la marque.
Autonomie de l’Alpine A290 : 364 ou 380 km WLTP
Les deux motorisations utilisent une batterie de 52 kWh utiles. La version de 180 ch annonce jusqu’à 380 km en cycle mixte WLTP, contre 364 km pour la 220 ch. L’écart paraît réduit, seulement 16 km sur le cycle d’homologation, mais il traduit une différence réelle d’efficience. Alpine indique une consommation mixte de 15,8 kWh/100 km pour la 180 ch et de 16,5 kWh/100 km pour la 220 ch.
La puissance n’explique pas tout. Les pneumatiques plus sportifs de la version 220 ch favorisent l’adhérence, mais augmentent aussi les pertes au roulement. La conduite joue ensuite un rôle majeur. Sur une départementale fluide, une A290 menée sans accélérations répétées peut se rapprocher de son chiffre officiel. À 130 km/h, par temps froid ou avec le chauffage, la marge diminue nettement.
Quelle autonomie attendre sur autoroute ?
Il serait trompeur de promettre 364 à 380 km sur autoroute. Le cycle WLTP mélange plusieurs situations et ne reproduit pas un trajet continu à 130 km/h. L’Argus a relevé que la Renault 5 E-Tech, techniquement proche mais plus efficiente, parcourait 219 km sur autoroute à 130 km/h lors de son protocole d’essai. Le média estimait que l’A290 de 220 ch pouvait perdre encore plusieurs dizaines de kilomètres dans des conditions comparables.
Une plage prudente de 180 à 230 km entre deux charges est donc plus crédible sur un long trajet autoroutier, selon la météo, la vitesse et la réserve conservée. Ce n’est pas une valeur contractuelle, mais un ordre de grandeur pour préparer une étape sans arriver à 0 %. En hiver, mieux vaut garder davantage de marge. En ville et sur route, la récupération d’énergie et la vitesse plus faible rendent les 300 km bien plus accessibles.
Le point important est là : l’A290 convient très bien aux déplacements quotidiens et aux escapades régionales. Elle sait aussi voyager, mais impose des pauses plus fréquentes qu’une grande routière électrique équipée d’une batterie de 75 ou 80 kWh.
Recharge : combien de temps faut-il prévoir ?
L’A290 accepte une puissance maximale de 100 kW en courant continu. Sur une borne rapide adaptée, Alpine et les essais spécialisés annoncent environ 30 minutes pour passer de 15 à 80 %. Cette plage représente un peu plus de 33 kWh récupérés dans la batterie. La puissance maximale n’est pas tenue pendant toute la session : la courbe ralentit à mesure que la batterie se remplit, surtout au-delà de 80 %.
À domicile, le chargeur embarqué de 11 kW est un vrai bon point. Une recharge complète demande un peu plus de cinq heures sur une borne triphasée de 11 kW. Sur une wallbox de 7,4 kW, comptez plutôt autour de sept heures. Dans la vie courante, on recharge rarement de 0 à 100 % : une nuit suffit largement pour récupérer les kilomètres consommés dans la journée.
- Trajets quotidiens : une recharge programmée à domicile est la solution la moins contraignante.
- Long parcours : le planificateur intégré à Google Maps calcule les arrêts selon le niveau de batterie.
- Arrivée à destination : une borne 11 kW permet de repartir chargé sans immobilisation prolongée sur une station rapide.
Le préconditionnement de la batterie avant une recharge rapide et un niveau bas à l’arrivée aident à obtenir une bonne puissance. Brancher une batterie froide à 65 % puis attendre 100 % donnera forcément une session moins spectaculaire que le chiffre annoncé.
180 ou 220 ch : quelle A290 choisir ?
La 180 ch n’est pas une Alpine au rabais. L’Auto-Journal décrit un comportement vif, proche dans l’esprit d’une petite GTI, et a mesuré une autonomie supérieure à celle de la 220 ch. Elle reste plus rapide qu’une Renault 5 E-Tech de 150 ch tout en proposant le châssis spécifique de l’A290 : voies élargies, berceau avant en aluminium, amortissement raffermi et freins avant dérivés de l’A110.
La 220 ch s’adresse à celui qui privilégie les accélérations et l’équipement sportif. Avec 300 Nm de couple, elle réalise le 0 à 100 km/h en 6,4 secondes. C’est rapide pour une citadine électrique, sans chercher la surenchère de puissance. La différence se ressent davantage dans les relances et sur une route sinueuse que dans les déplacements urbains.
En clair, choisissez la 180 ch si l’A290 sera votre voiture principale, si vous roulez régulièrement au-delà de la ville ou si vous surveillez le budget. La 220 ch se justifie pour son tempérament plus démonstratif, ses pneus plus incisifs et la finition GTS, à condition d’accepter un prix supérieur et une autonomie légèrement réduite.
Pourquoi l’A290 n’est pas simplement une Renault 5 plus puissante
L’A290 partage sa plateforme AmpR Small et sa batterie de 52 kWh avec la Renault 5 E-Tech, mais Alpine a travaillé bien davantage que le moteur. Les voies sont élargies, les réglages de suspension sont spécifiques et le train avant reçoit un berceau en aluminium. Le freinage, la direction et la gestion de la régénération ont également été adaptés pour donner une voiture plus précise.
Cette proximité avec Renault reste un avantage industriel. Elle permet à la marque de Dieppe de proposer une sportive électrique française compacte sans partir d’une feuille blanche. Pour comprendre les liens entre les deux constructeurs, vous pouvez consulter notre point sur la place d’Alpine au sein du groupe Renault.
L’A290 conserve aussi des détails bien à elle : sélecteur de transmission inspiré de l’A110, bouton OV au volant pour libérer toute la puissance et système Alpine Telemetrics selon la finition. Les préparations qui reprennent l’imaginaire de la Renault 5 Maxi Turbo montrent d’ailleurs à quel point cette double filiation parle aux passionnés. Plein Phare a présenté une transformation spectaculaire de l’A290 inspirée de la R5 Maxi Turbo.
Le bon choix dépend surtout de vos trajets
L’Alpine A290 est cohérente pour un conducteur qui veut une électrique compacte, française et réellement plaisante sur une petite route. Son autonomie WLTP de 364 à 380 km suffit largement au quotidien. Sa recharge rapide de 100 kW reste correcte, même si elle n’en fait pas la meilleure citadine pour enchaîner 700 km d’autoroute.
Avant l’achat, faites un essai sur votre parcours habituel et demandez un devis séparant clairement prix catalogue, prime CEE, options et financement. La 180 ch est notre recommandation par défaut : ses 380 km WLTP, sa consommation plus basse et son caractère déjà affirmé forment le meilleur équilibre. La 220 ch est le choix du cœur, plus vive et plus expressive, mais pas nécessairement la plus pertinente pour tous les jours.