Denza débarque en force : un SUV façon Defender… mais à quel prix ?

Le nouveau Denza Bao 5 joue les héritiers esthétiques du Land Rover Defender et débarque en France avec des prestations haut de gamme et une mécanique hybride puissante. Problème : son tarif et son poids le placent dans une zone fiscale douloureuse. Pendant ce temps, la supercar électrique Denza Z affiche des performances extrêmes… et un prix qui ne plaisante pas.

Un SUV imposant au style « Defender »

La marque premium du groupe chinois présente son grand SUV, le Denza Bao 5. Long de 4,91 m, il adopte une silhouette carrée et robuste qui évoque immédiatement le look du Land Rover Defender. L’accent est mis sur le raffinement intérieur : matériaux cossus, finitions soignées et équipement généreux.

>Sous la carrosserie, Denza joue la carte de l’hybridation rechargeable. Le système combine un moteur thermique 1,5 litre 4 cylindres délivrant 150 ch et 240 Nm avec une architecture électrique qui porte la puissance totale à 544 ch et 760 Nm. La batterie annoncée est de 31,8 kWh pour une autonomie électrique WLTP de l’ordre de 90 km. À pleine charge électrique, le 0 à 100 km/h est crédité de 4,8 s, mais ces chiffres chutent une fois la batterie vide puisque le thermique seul n’offre pas la même vigueur.

Prix et compétition : presque au niveau d’un Defender

Les tarifs du Denza Bao 5 ne visent clairement pas l’entrée de gamme. La finition de lancement Elegance est affichée à 75 630 €, tandis que la version la mieux équipée, Ultimate — avec notamment la suspension active DiSus‑P — grimpe à 85 720 €.

>Pour situer le marché, un Land Rover Defender débute autour de 78 600 € en version diesel D250 et monte à environ 83 000 € pour la plug‑in hybride P300e de 300 ch. Sur le papier, le Bao 5 offre plus de puissance et un rapport équipement/prix attractif. Mais la balance fiscale change la donne : avec une masse annoncée de 2 940 kg, le SUV chinois tombe sous le coup du malus poids en France, soit une écotaxe minimale estimée à 32 480 €. Le coût total grimpe donc sensiblement et efface une partie de l’économie d’achat initiale.

La Denza Z : une supercar électrique à prix premium

Du côté des performances extrêmes, Denza propose la Z, une super-sportive électrique qui ne passe pas inaperçue. La version de base est tarifée à 156 300 € et revendique une puissance stratosphérique de 1 604 ch ; le 0 à 100 km/h est abattu en un peu plus de 2 secondes.

>Les prestations ont évidemment un coût : la déclinaison cabriolet débute à 173 300 €, tandis que la version Racing s’affiche à 189 600 €. Des tarifs qui placent la Z face à des concurrentes établies, mais qui restent remarquables pour une proposition issue d’un constructeur chinois.

Analyse et point de vue

La stratégie de Denza est claire : proposer des produits au look distinctif et aux performances élevées pour se positionner sur le segment premium. Le Bao 5 illustre bien cette volonté — il combine design affirmé, habitacle soigné et motorisation puissante. Mais la fiscalité européenne, et particulièrement la France, rappelle que la performance et le luxe ont un prix caché : le poids et les règles d’écotaxe frappent durement les grosses architectures hybrides rechargeables. Au final, si le Bao 5 peut séduire par son offre technique et son niveau d’équipement, son positionnement tarifaire le place en concurrence directe avec des références établies comme le Defender, avec un avantage contesté une fois ajoutés malus et coûts annexes. Quant à la Z, elle confirme l’ambition technologique de la marque — spectaculaire, mais réservée à une clientèle prête à payer le prix fort pour la performance.

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