Un BYD Tang a été filmé en Chine roulant avec son moteur arrière suspendu sous le véhicule, retenu uniquement par un câble. Le constructeur évoque un violent choc sous le plancher, et non une simple montée des eaux, comme cause probable.
Ce qu’on voit sur la vidéo
Une séquence diffusée sur les réseaux montre un BYD Tang franchissant une portion inondée d’une route de Shenyang tandis qu’un élément volumineux — identifié comme le moteur arrière — pend sous la carrosserie. L’ensemble semble retenu par un unique câble haute tension, donnant l’image d’un bloc propulseur littéralement traîné derrière le SUV. La scène a rapidement attiré l’attention, l’élément mobile risquant d’endommager d’autres composants et de provoquer un accident.
Les explications communiquées par le constructeur
Le constructeur chinois a réagi en précisant que l’incident serait lié à un impact sous le véhicule plutôt qu’à une faiblesse générale face à l’eau. D’après la déclaration fournie, le Tang aurait subi un violent choc en traversant une zone dont la profondeur était vraisemblablement supérieure à ce qu’on percevait sur les images, entraînant l’arrachement d’une partie des fixations du moteur arrière. Le véhicule concerné était une version électrique dotée de deux groupes motopropulseurs, ce qui a permis au SUV de poursuivre sa route grâce au moteur avant.
Conséquences techniques et logistiques
Sur le plan mécanique, l’incident met en lumière la vulnérabilité possible des fixations et du plancher sous certaines conditions extrêmes. Les versions à transmission intégrale du BYD Tang embarquent effectivement deux moteurs — un à l’avant et un à l’arrière — qui peuvent assurer la propulsion même si l’un des groupes subit une avarie. Ici, la mobilité conservée du véhicule s’explique par cette architecture, mais elle n’enlève rien au caractère potentiellement dangereux de laisser un moteur pendu sous la caisse, au risque d’endommager la ligne électrique à haute tension, le châssis ou les organes de sécurité.
>La procédure entreprise après l’incident inclut la prise de contact du constructeur avec le propriétaire et une inspection du véhicule. Reste la question financière : la réparation d’un groupe moteur arraché ou d’éléments de fixation et d’isolation haute tension peut s’annoncer particulièrement coûteuse. Il faudra déterminer si l’assurance couvre un tel sinistre lié à un choc provoqué par une route inondée et si des éléments de responsabilité (signalisation, état de la voie) entrent en jeu.
Enjeux pour les constructeurs et les usagers
Au-delà de cet événement spectaculaire, l’affaire pose plusieurs questions : comment améliorer la protection des composants situés sous le plancher face aux obstacles et aux eaux stagnantes ? Les process de conception et de fixation des groupes motopropulseurs ont-ils été pensés pour résister à des impacts latéraux ou verticaux en conditions réelles ? Pour les utilisateurs, l’incident rappelle l’importance de l’évaluation des zones inondées et des limitations de franchissement, même sur des véhicules électriques modernes réputés robustes.
Analyse / point de vue
L’image d’un moteur pendu sous un SUV est évidemment choc et mauvaise pour l’image, mais elle ne dit pas tout : la présence d’un moteur avant a évité une immobilisation immédiate, et le constructeur a réagi en enquêtant. Néanmoins, cet incident souligne la nécessité pour les industriels d’intégrer la robustesse des fixations et la protection des systèmes haute tension dans les scénarios d’usage les plus sévères. Pour les conducteurs, la leçon est plus prosaïque : la prudence face aux eaux en surface reste indispensable, même au volant d’un véhicule à la traction multiple. Enfin, la question de la prise en charge financière illustre l’importance d’une couverture assurance adaptée et d’un dialogue clair entre propriétaire, constructeur et assureur lorsqu’un événement sort de l’ordinaire.